Conclusion
Méthode
Sport de combat &JO
Olympioniques
Sources
Pugilat, Boxe
Luttes
Pancrace et autres
Conclusion
La sélection des champions du VIIIème siècle avant JC jusqu'au XXIème siècle après JC, sur le critère de deux titres olympiques ou d'un règne de huit années a permis d'identifer une liste d'environ 70 hommes :
- 10 lutteurs d'orthopale de l'Antiquité,
- 11 lutteurs ou judokas modernes,
- 9 lutteurs et pancratiastes (polyvalents) de l'Antiquité
- 12 pancratiastes de l'Antiquité
- 2 pancratiastes et pugilistes (polyvalents) de l'Antiquité
- 10 pugilistes de l'Antiquité
- 7 boxeurs à poings nus des XVIIIème et XIXème siècles
- 8 boxeurs modernes, amateurs et/ou professionnels.

Quand on élève le critère à trois titres olympiques (ou pythiques) ou un règne de douze années, il ne reste plus que 26 champions exactement.
Parmi eux, on trouve les lutteurs russes Alexandr Medved et Alexandr Karelin, les boxeurs cubains Teofilo Stevenson et Felix Savon-Fabre, les boxeurs américains Joe Louis et Cassius Clay alias Mohamed Ali et le boxeur britannique Lennox Lewis.

Si on continue, en exigeant quatre titres olympiques (ou pythiques) ou un règne de seize années, l'élite se réduit à huit. On approche donc du verdict, tous sports de combat confondus; du combattant le plus ancien au plus récent :
- Hipposthénès de Sparte (VIIème siècle av. JC): lutte
- Hetoimoklès de Sparte (VIème siècle av. JC) : lutte
- Tis(s)andros de Naxos de Sicile (VIème siècle av. JC): pugilat
- Milon de Crotone (VIème siècle av. JC) : lutte
- Glaucos de Carystos (VIème siècle av. JC) : pugilat
- Théagénès de Thasos (Vème siècle av. JC) : pugilat et pancrace
- Dorieus de Rhodes (Vème siècle av. JC) : pancrace
- Chairon de Pellene (IVème siècle av. JC) : lutte

A noter qu'il n'y a plus de combattant moderne dans cette ultime sélection. Alexandr Karelin a échoué en finale olympique d'un petit point alors qu'il tentait d'obtenir un 4ème titre. Teofilo Stevenson et Felix Savon-Fabre ont peut-être été privés d'un 4ème titre parce que leur pays, Cuba, a boycotté les Jeux de 1984 et 1988. Enfin, Mohamed Ali a été destitué du titre mondial des poids lourds en boxe à cause de ses opinions politiques, ce qui le priva sūrement d'un règne plus long encore.

En conclusion, si l'ont veut encore préciser qui est le meilleur des meilleurs, il suffit d'exiger 5 titres olympiques (ou pythiques), puis 6 et enfin 7 et on trouve exactement le podium du "meilleur parmi les meilleurs" :

n°3 : Hetoimoklès de Sparte, fils d'Hipposthénès, avec 5 titres olympiques soit 20 années de domination sur ses contemporains.

n°2 : Hipposthénès de Sparte, père d'Hetoimoklès avec 6 titres olympiques soit 24 années de domination sur ses contemporains.

n°1 : Celui dont la statue, sculptée par Puget au XVIème siècle, est exposée au Louvre : Milon de Crotone. Avec 6 titres olympiques et 7 titres pythiques, cette incarnation d'Hercule régna durant 28 années sur ses contemporains. C'est lui le meilleur parmi les meilleurs !
Milon était non seulement imbattable à la lutte debout (orthopale) mais aussi à la lutte de soumission, discipline non olympique (nommée kato pale "lutte totale" ou alyndisis "lutte allongée").
Pratiquée dans le sable ou sur l'herbe, cette lutte naturelle existait encore sous sa forme traditionnelle à l'īle de la Réunion jusqu'aux années 1970 (et sūrement ailleurs dans le monde).

Pour l'anecdote, la lutte traditionnelle réunionnaise baptisée "la croche" en créole, est en train de renaītre grâce à un groupe de passionnés au sein de l'association du même nom : A.S. La Croche. Vous pouvez suivre cet effort sur http://www.lacroche.com (adresse définitive).

Nuances importantes :
- Les informations concernant les époques lointaines sont à prendre au conditionnel. Elles sont incomplètes mais aussi peut-être sujettes à exagération de la part des chroniqueurs de l'époque.
- Le "Monde Grec" puis l'Empire Romain se limitaient au pourtour méditerranéen, ou tout au plus des sables du Sahara jusqu'à la Grande Bretagne, et du détroit de Gibraltar aux rives de l'Indus. De nos jours, les compétiteurs sont véritablement issus du monde entier.

Il faudrait donc proposer un classement pour nos contemporains, peut-être même en distinguant la seconde moitié du XXème siècle de la première.

Ainsi, le boxeur américain Joe Louis, champion du monde poids lourds de 1937 à 1949, et le judoka japonais Masahiko Kimura, champion du Japon toutes catégories de 1937 à 1949 également, pourraient être considérés, respectivement, comme les meilleurs pugiliste et lutteur de leur temps.

Pour la période où la concurrence est la plus forte (de 1950 à nos jours), il a fallu départager :
- les lutteurs russes Alexandr Medved et Alexandr Karelin,
- les boxeurs cubains Teofilo Stevenson et Felix Savon-Fabre,
- le boxeur américain Cassius Clay alias Mohamed Ali
- et le boxeur britannique Lennox Lewis.

Ils se tiennent dans un mouchoir de poche avec une longévité au sommet de 12-13 ans et des palmarès équivalents mais grâce à un sondage réalisé sur http://www.kakutofrance.com/modules.php?nolef=1&ModPath=phpBB2&ModStart=viewtopic&t=1617&t=1617
deux noms se sont clairement détachés du lot :

n°2 (et meilleur pugiliste) : Cassius Clay, alias Mohamed Ali (1m90, 81kg puis de 95 à 100kg) : 1er titre en 1960 (vainqueur olympique). Une fois passé professionnel, règnes de 1964 à 1968, de 1974 à 1978 puis de 1978 à 1979. Destitué en 1968 à cause de son refus de participer à la guerre du Vietnam. Dans l'intervalle, battu 2 fois titre en jeu (Frazier, L.Spinks).

n°1 : Aleksandr Karelin (1m91, 130 kg) : 1er titre en 1985 (champion du monde "espoirs"), dernier en 1999 (champion du monde "seniors"). Avec au passage trois titres olympiques. Jamais battu dans l'intervalle au niveau mondial.

Meilleur parmi les meilleurs
05/07/04